Ce jeudi 07 février, nous avons vécu ensemble, enseignants-chercheurs, enseignants, ingénieurs pédagogiques et l’équipe du CSIP, une expérience particulièrement enrichissante avec Chris Lunch, expert en vidéo participative.

La vidéo participative, qu’est-ce que c’est ?

Chris Lunch développe une approche de la vidéo participative comme moyen de changement social dans des projets internationaux auprès de communautés, parfois les plus marginalisées, dans le monde (Mexique, Inde, Royaume-Uni, Burundi, Côte-d’Ivoire, Sierre Leone, Bolivie, Ouganda…).

Pourquoi cet atelier?

L’objectif de cet atelier était, dans un premier temps, de découvrir la vidéo participative, puis, dans un second temps, de mobiliser cette ressource afin de transformer sa posture pédagogique.

Comment s’est passé l’atelier ?

…En jouant !!!

Premier jeu de l’atelier : le jeu du nom

Installés en groupe, nous avons tout d’abord réalisé nous-mêmes de courtes prises de vue. Chris explique comment utiliser la caméra à la première personne, qui se chargera ensuite d’expliquer à son voisin et ainsi de suite… Dès lors, nous partageons nos connaissances de la prise de vue à l’instant T. Il s’agissait de démontrer un mode d’apprentissage dans et par le groupe, grâce au collectif.

Vous pourrez retrouver l’ensemble de ces jeux dans l’ouvrage « Vidéo participative : perspectives et application. Un manuel pratique ».

Par la suite, le visionnage de ces extraits nous a permis de nous rendre compte de nos erreurs (tremblements…), mais aussi de la façon dont les participants ont réussi à améliorer la technique au fur et à mesure (placement des bras, maintien de la caméra…). L’erreur prend une place positive et constructive dans ce mode d’apprentissage.

Petite pause avec le second jeu : le jeu du nœud

Un participant s’isole pendant que le reste du groupe se rassemble, chacun donnant la main à l’autre. Le groupe va ensuite « s’emmêler » le plus possible. Le participant revient et doit alors tenter de résoudre l’entremêlement général ! On constate alors que la difficulté est trop grande pour qu’il trouve seul une réponse rapidement. L’apport du groupe est indispensable pour avancer : personne ne sait mieux que nous-même ce par quoi nous sommes passés, les difficultés rencontrées… Ce jeu devient ainsi pour nous une métaphore pour nous faire saisir le potentiel de la vidéo en tant qu’outil pour le changement social.

Dernier temps : la phase d’idéation afin de transférer cette ressource dans les pratiques d’enseignement des participants.

De nombreuses propositions émergent, des priorités sont dégagées, puis le groupe s’engage vers deux perspectives (« la vidéo pour la restitution des travaux des étudiants » et « la vidéo pour comprendre le vécu et recueillir le points de vue de l’ensemble des acteurs, enseignants, étudiants, administratifs… »). Chaque groupe s’organise, monte un mini-scénario et réalise sa prise de vue afin de défendre cette vision de la vidéo dans la formation des étudiants et dans l’enseignement supérieur en général.