Amandine CADIAU, en poste jusqu’ici à la King Abdullah University of Science and Technology (Arabie Saoudite), intègre l’UMR ICGM (UM-CNRS-ENSCM) le projet  APPAT : Purification de l’air par de nouveaux absorbants hybrides dans le cadre du programme prioritaire de recherche sur la lutte contre le changement climatique MOPGA.  Le projet a été officiellement lancé le 15 avril dernier.

Précédemment chercheuse à la King Abdullah University of Science and Technology, Arabie Saoudite (depuis septembre 2013), Amandine CADIAU est spécialiste de la synthèse et caractérisation de matériaux innovants de type MOFs (metallic organic framework).

Elle a soutenu sa thèse de doctorat au Mans (2010), puis a exercé en tant que post-doctorante successivement à la Technische Universität, Dresden (Allemagne), à l’Université d’Aveiro (Portugal) et à l’Institut Lavoisier de Versailles (France). En Arabie saoudite elle a notamment travaillé sur un projet financé par ARAMCO (compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures), visant à utiliser ces nouveaux matériaux poreux pour leurs propriétés sur la purification du gaz naturel, avant de lancer un projet en collaboration avec la prestigieuse Université GeorgiaTech.

  • 22 publications
  • 4 brevets :
    • Adsorbants comprenant des matériaux hybrides organique-inorganique nano poreux pour la sorption de l’eau ;
    • Plates-formes métalliques organiques absorbantes pour l’élimination du CO2 et du H2S du gaz naturel ;
    • Armatures métalliques organiques Ni-M F6-H2O/Onpyrazine2(solvant)x très stables et méthodes d’utilisation ;
    • Charpentes métalliques organiques très stables

En juin 2009, elle a obtenu le 2ème prix de communication de l’Ecole doctorale Matière, Molécules et Matériaux (Angers, France) et en novembre 2011, le « Prix de thèse, mention Chimie » de l’Association Française de Cristallographie.

Le programme MOPGA, lancé par le Président de la République en 2017, récompense des projets de très haut niveau scientifique touchant des sujets liés aux changements climatiques et planétaires (climat, énergie, sciences de la Terre et de l’environnement…). Il s’adresse à des chercheurs ne résidant pas sur le territoire national, désirant développer leur projet de recherche en France, en collaboration avec des partenaires français.

Outre l’apport des tutelles et le soutien de la région Occitanie qui intervient à hauteur de 50% de l’engagement de l’Etat sur les projets labélisés MOPGA, le projet bénéficiera d’un financement de l’I-SITE MUSE pour le recrutement d’Abdelali Aki en contrat de post-doctorat d’un an à partir de septembre 2019.