Ecoles de terrain 2019

Pour cette édition 2019, deux Écoles Internationales de Terrain (EIT), réunissant près de 90 étudiants, ont eu lieu en Tunisie et en Espagne. Durant ces séjours, des étudiants de l’Université de Montpellier et des universités des pays partenaires (Espagne, Pays-Bas, Côte d’Ivoire, Tunisie), issus de formations tournées sur l’Eau et l’Environnement, ont eu pour mission d’analyser aux côtés d’acteurs locaux les enjeux sociétaux liés à la gestion de la ressource en eau sur le bassin Méditerranéen.

L’objectif était de former les futurs diplômés à la démarche scientifique confrontée à la réalité du terrain et des interrogations concrètes, travailler en équipe pluridisciplinaire, mesurer, enquêter, analyser, puis valoriser les résultats. Une expérience aussi riche sur le plan pédagogique que sur le plan humain.

L’objectif est de développer les savoirs, savoir-faire et savoir-être pluridisciplinaires indispensables à la gestion holistique de site, d’élargir les compétences des étudiants avec une vision plus internationale et prospective des enjeux futurs de la gestion de l’eau. Il s’agit aussi de développer au niveau international l’interface entre recherche et formation.

Un grand merci aux écoles ayant participé à cette édition : AgroParisTech, INAT, INP-HB, Université de Barcelone, Université de Carthage, Université de Montpellier, Université de Wageningen, Montpellier SupAgro.

Pour l’EIT Sud, la Tunisie a été retenue pour cette année. Au total, 58 étudiants y ont été mobilisés, dont 25 étudiants montpelliérains. Cette opération d’envergure est le résultat d’une co-organisation entre Montpellier SupAgro, AgroParisTech et la KIM WATERS, en partenariat avec l’Institut National Agronomique de Tunis (INAT). Les étudiants ont contribué activement aux travaux de recherche du Programme d’adaptation au changement climatique des territoires vulnérables (PACTE), répondant à une sollicitation du Laboratoire Mixte International NAILA et du CIRAD. Leur étude était axée sur les modes d’adaptation des acteurs locaux face à l’évolution des ressources en eau dans un contexte semi-aride soumis aux changements tant climatique que d’usages, notamment agricole.

Pour l’EIT Nord, c’est l’Espagne qui a été choisie pour accueillir l’ensemble des participants. Pendant une semaine, 37 étudiants, dont 18 provenant de Montpellier, ont mis en commun les connaissances acquises au sein de leurs formations. L’objectif était de comprendre comment les acteurs du bassin versant de la Muga adaptent leur gestion des ressources en eaux face aux changements globaux (climat, démographie, etc.). C’est en collaboration avec l’Université de Barcelone que l’Université de Montpellier et la KIM WATERS ont co-organisé ce séjour et ciblé l’ensemble des enjeux. Travailler sur ce bassin versant était particulièrement intéressant au regard des objectifs visés, compte tenu de sa forte implantation en techniques innovantes permettant une adaptation optimale à la raréfaction de la ressource en eau.