L’Académie des sciences remet ,chaque année, près de 80 prix couvrant l’ensemble des domaines scientifiques, aussi bien fondamentaux qu’appliqués. Tous ces prix sont remis aux lauréats lors d’une cérémonie solennelle sous la Coupole du palais de l’Institut de France.
Cette année, en raison de la crise sanitaire, la liste des talentueux lauréats est révélée au public uniquement via Internet.

Découvrez les lauréats 2020 montpelliérains dans le domaine de la Biologie-Santé :

  • PRIX JEAN-PIERRE LECOQ (30 000€ / Sciences fondamentales) : Philippe Pasero, IGH

Philippe Pasero, directeur de recherche Inserm, pour le domaine des sciences fondamentales.
Philippe Pasero anime une équipe à l’Institut de Génétique Humaine (CNRS/Université de Montpellier). Il s’intéresse aux bases moléculaires de la tumorigenèse et au rôle du stress réplicatif dans ce processus. Son équipe étudie les causes des défauts de réplication et leurs conséquences sur la stabilité du génome. Ils ont notamment identifié un lien direct entre stress réplicatif et réponse immunitaire pouvant être exploité pour le développement de nouvelles stratégies antitumorales.

  • PRIX JAFFÉ – Fondation de l’Institut de France (6850€ / Biologie) : Philippe Jay, IGF

Le prix est décerné à Philippe Jay, directeur de recherche à l’Inserm et dirige une équipe de recherche à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Montpellier (CNRS/Inserm/Université de Montpellier).
Avec son équipe, il s’intéresse au rôle de l’épithélium intestinal dans les interactions entre notre organisme et les microbes ou parasites présents dans l’intestin. Ainsi, l’équipe de Philippe Jay a découvert la fonction des cellules tuft, permettant de détecter les infections parasitaires et d’alerter le système immunitaire. Ces travaux ont déjà eu des retombées importantes dans le domaine des maladies infectieuses.

  • PRIX MOTTART (5000€) : Patrick Lemaire, CRBM

Le prix est décerné à Patrick Lemaire, directeur de recherche CNRS au Centre de recherche en biologie cellulaire de Montpellier (CNRS/université de Montpellier).
Avec les membres de son équipe, il étudie le développement embryonnaire d’un petit invertébré marin, l’ascidie Phallusia mammillata, choisi en raison de la simplicité et de la transparence de ses embryons. Ses derniers travaux ont combiné des approches de microscopie, d’analyse d’images et de modélisation mathématique pour décrire, cellule par cellule, l’embryogenèse de cet animal et pour analyser le rôle de la communication entre les cellules.

Toutes nos félicitations aux lauréats pour leur travail !

Découvrez tous les lauréats 2020