La Collaboration entre les familles et les acteurs sociaux de la Petite Enfance :
terrains européens et méthodes

Collaboration between families and external stakeholders in Early Childhood Education :
European fields and methods

Torterat, Frédéric, UM ­ LIRDEF
Azaoui, Brahim, UM – LIRDEF
Ruprecht, Katherine, UM ­ LIRDEF
Baldelli, Brigitte, UPVD / IRTS de Montpellier Boutevin, Christine, UM ­ LIRDEF
Casanova, Ludivine, UM ­ LIRDEF
Gnagne, De Tata Mariane, UM ­ LIRDEF
Tahiri, Awatif, UM – LIRDEF / FDE

Audras, Isabelle (AP), Univ. du Mans
Ašić, Tijana (FP), Univ. of Kragujevac
Azaoui, Brahim (AP), UM ­ LIRDEF
Baldelli, Brigitte, UPVD / IRTS de Montpellier Bazile, Sandrine (AP), UM ­ LIRDEF
Boutevin, Christine (AP), UM ­ LIRDEF
Caballero, Veronica (Assist. P), Univ. de Almería Cadet, Lucile (FP), Univ. de Cergy Paris­U
Ćirović, Katarina Z. (Assist. P), Univ. of Kragujevac Dupont, Pascal (AP), UTJJ ­ EFTS
Esmaeeli, Sara (AP), Univ. of Stavanger
Filliettaz, Laurent (FP), Univ. de Genève
Gouaïch, Karima (Assist. P), AMU
Grandaty, Michel (FP), UTJJ ­ EFTS
Hansen Wagner, Åse Kari (FP), Univ. of Stavanger Jakavonytė­Staškuvienė, Daiva (FP), Univ. of Vilnius Konsulova, Snejana (FP), Univ. of Sofia Kudinovienė, Jolita (FP), Univ. of Vilnius
Lebon, Francis (FP), Univ. de Paris, CERLIS Maleyrot, Éric (AP), UPVM ­ LIRDEF

Marquié­Dubié, Hélène (AP), UM ­ LIRDEF
Melloni, Chiara (AP), Univ. of Verona
Mendonca Dias, Catherine (AP), Univ. de Paris Sorbonne
Montefusco, Camille Charlotte (Collab.), Univ. de Lausanne, EHTSL
Montmasson­Michel, Fabienne (AP), Univ. de Poitiers
Perez­Roux, Thérèse (FP), UPVM ­ LIRDEF
Soriano Ayala, Encarnación (FP), Univ. de Almería
Thamin, Nathalie (AP), Univ. de Besançon Franche­Comté
Torterat, Frédéric (FP), UM ­ LIRDEF
Trébert, Dominique (AP), Univ. de Lausanne
Zogmal, Mariane (Assist. P), Univ. de Genève

Dans un monde en mutations, les secteurs directement concernés par l’accueil de l’enfance en général, et de la petite enfance en particulier, doivent s’adapter à de multiples réorientations des commandes institutionnelles et organisationnelles. En Europe notamment, les contextes socio­démographiques et politiques, plus encore dans les zones transfrontalières que dans d’autres régions, se modifient à grande vitesse, avec ce que cela induit de perturbations et d’opportunités (flux de populations en général et mouvements migratoires en particulier, réponses variables du politique, manifestations plurielles du multiculturalisme, particularités des contextes et des périodes). Ces changements ne sont pas sans effet tant sur le quotidien des publics (au premier rang desquels les familles) que sur le rapport au travail des acteurs sociaux impliqués (Torterat & Azaoui, 2021).

Les « terrains européens » présentent  à cet  égard d’évidentes similitudes. Les besoins en termes d’inclusion, de suivi et de reconnaissance bousculent le dialogue établi avec les professionnel∙le∙s de la Petite Enfance ; parallèlement pour ces dernier∙e∙s, les mutations des différentes missions et de la formation reconfigurent a minima les tâches et les professionnalités des intéressé∙e∙s (Makamurera, Desbiens & Perez­Roux, 2018 ; Auger, Adam­Maillet & Thamin, 2018). Dans des proportions analogues, les « intervenante∙s » voient leurs relations avec leurs collaborateurs/trices s(e r)établir non pas strictement autour de précédents ou d’antériorités qu’il conviendrait de transformer, mais sur des modes émergents de participation et d’initiative (Dabestani, 2019).

Outre   des   dispositifs   de   formation   et   de   travail   à   réinventer,   par   exemple   dans   une perspective multiculturaliste, le rapport à la recherche lui-­même ne suit pas davantage un cours reproductible (Depoilly, 2019 ; Myre­Bisaillon & Torterat, 2021) : tantôt soumise aux aléas des programmes et des projets aux agendas forcément bornés dans le temps, tantôt inscrite dans le temps long des liens pérennes, l’issue collaborative fait l’objet d’une constante (re)négociation (Wagner, Skaftun & McTigue, 2020). À tel point qu’on est en droit de se questionner sur le(s) rôle(s) exact(s) qu’est susceptible d’endosser l’Europe sur les enjeux sociétaux, éducatifs et politiques d’aujourd’hui (Azaoui, Gouaïch & Roubaud, 2020), y compris sur les « valeurs » d’inclusion et de solidarité dont se réclament les différents programmes qu’elle soutient plus ou moins durablement.

La présente manifestation scientifique a pour objet principal de nous conduire  à saisir les enjeux européens liés à ces questions, surtout pour ce qui touche aux initiatives conjointes à caractère éducatif menées sur un même empan socio­démographique (publics dits « défavorisés », réseaux d’éducation « prioritaire » et leurs équivalents). Cette conférence vise à établir un point représentatif de ce que sont concrètement l’agenda et les configurations desdites recherches collaboratives (Torterat & Dupuy, 2019 ; Torterat et al., 2019), associant en tout ou partie les professions de recherche, de l’éducation, du travail social, de l’assistance maternelle et de l’animation socio­culturelle.

La   première   demi­journée   sera   ouverte   par  Åse   Kari  Hansen   Wagner   et   Sara   Esmaeeli (Stavanger, Norvège), lesquelles feront le point sur une recherche concernant les apprentissages littéraciés des jeunes enfants, basée sur le rapport PIRLS 2016 et sur l’expérimentation norvégienne On Track. Cette demi­journée sera clôturée par la présentation de Chiara Melloni et Maria Vender (Université de Verona, Italie), pour un regard établissant un lien direct entre éducation et travail social.
La journée du 22 octobre, introduite par Encarnación Soriano Ayala, Veronica Caballero et Rachida Dalouh (Université d’Almería, Espagne), poursuivra la réflexion sur les interprofessionnalités à l’œuvre, en matière de suivi des apprentissages et de lien avec les familles, avec par la suite deux sessions de posters sur ces thématiques. L’intervention de Tijana Ašić et Izabela Dankić (Universités de Kragujevac et de Mostar, Serbie & Bosnie­-Herzégovine) permettra de positionner le sujet sur l’enjeu des régions frontalières, avec bien entendu les défis corrélés à l’accueil de différentes minorités. La journée sera clôturée par une table ronde ayant vocation à croiser des « regards européens » d’expert∙e∙s de différents pays sur ces domaines d’étude et d’intervention.

La   dernière   demi-­journée   comprendra   une   session   de   communications   sur   les   questions controversées qu’implique la collaboration entre les familles et les acteurs sociaux engagés dans l’accueil de la jeune enfance. Elle sera ponctuée par les interventions de Snejana Konsulova (Université de Sofia, Bulgarie) et de Daiva Jakavonytė ­Staškuvienė (Université de Vilnius, Lituanie), laquelle co­animera la seconde table ronde.

Cette conférence a donc un triple objectif scientifique :

→ d’une part (axe 1), témoigner des enjeux sociétaux et politiques qu’induisent la protection et le soin de la petite enfance en Europe ;
→ d’autre   part   (axe  2),   échanger   sur   les   pratiques   et   les   savoirs   mobilisés   en   matière d’acquisition   du   langage,   de   suivi   des   apprentissages   et   d’ouverture   aux   littéracies familiales, notamment chez les enseignant∙e∙s et les éducateurs/trices, avec les freins et les leviers liés à la mise en place de démarches inclusives ;
→ enfin (axe 3), montrer en quoi, et dans quelle mesure, s’opèrent les mutations des métiers de l’éducation, du travail social, du caregiving et de l’animation auprès de la petite enfance dans le monde contemporain.

Procédure :

Les propositions de communication (de 400 à 600 mots, en français, anglais ou espagnol) doivent être soumises par courriel à : frederic.torterat@umontpellier.fr et brahim.azaoui@umontpellier.fr au format .odt, .doc. ou équivalent Vous êtes invité∙e∙s à exposer clairement le titre de la communication, le thème abordé, les singularités de votre approche et les perspectives ouvertes par votre étude, avec 5 à 10 références bibliographiques.

Conférences   invitées  :  5,   de   35   minutes   chacune   suivies   de   10   mn   d’échanges   avec l’assemblée. Il est envisagé, selon les circonstances sanitaires, de recourir en partie à des visioconférences.
Communications : 24 ou davantage, de 20 minutes chacune suivie de 10 mn d’échanges

Tables rondes : 2, impliquant respectivement 2 puis 3 conférencier∙e∙s et pour chacune un∙e grand∙e témoin (40 mn)
Séances de Posters : la session de posters, prévue le 22 octobre, s’organise en deux temps (de 12h30 à 14h et de 15h10 à 15h40).

Le textes correspondant aux conférences plénières et à une sélection (en double aveugle, sous expertise internationale) de communications, feront l’objet d’un ouvrage collectif (PULM ou autre).
Il   est   prévu   un   volume   de   23   à   30   chapitres   pour   environ   650000   signes   (hors bibliographie), soit un ensemble estimé à 230 pages. Les conférences plénières (5) et les tables rondes (2) seront filmées et encapsulées par les services techniques de la FDE (Chaine de la FDE à l’UM : https://video.umontpellier.fr /), de sorte à en assurer une large diffusion pour la formation et la recherche.

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