Zone Atelier

Vers une Zone Atelier « Bassins versants côtiers méditerranéens » (BVC-med)

La préparation du dossier destiné à la création d’une Zone Atelier « Bassins versants côtiers méditerranéens » (BVC-med), en vue de coordonner, promouvoir et valoriser des recherches pluridisciplinaires de long terme sur le fonctionnement de socio-écosystèmes caractéristiques, est en cours. Cette zone atelier sera le lieu d’interactions avec différentes communautés scientifiques MUSE (biodiversité, agriculture, santé) et le cadre d’un dialogue entre acteurs scientifiques et socio-économiques afin de faire converger les efforts vers une gestion adaptative et intégrée de l’eau et des territoires.
Les actions principales menées à ce jour : définition des thématiques scientifiques, rencontres et échanges entre chercheurs de disciplines multiples, soumission du projet aux gestionnaires et partenaires sur le territoire, rencontre du CNRS (INEE).

Des projets scientifiques ont été sélectionnés suite à un appel à idées pour le lancement de la Zone Atelier et pour le projet de centre Unesco.

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InterExpe

Porteurs : Bruno Bonté, Stefano Farolfi et Valérie Borrell Estupina (UMR G-EAU)

Descriptif : Proposer, puis tester, un cadre interdisciplinaire basé sur la psychologie expérimentale et l’économie expérimentale, qui permette d’étudier l’impact de différents mécanismes décrits par la psychologie sociale sur les résultats des démarches d’accompagnement de groupes d’acteurs pour la gestion de l’eau.

Objectif et contenu du projet :

Proposer, puis tester in situ sur le bassin versant de l’Aude un cadre interdisciplinaire basé sur la psychologie expérimentale et l’économie expérimentale, pour étudier l’impact que la participation à des ateliers de mise en situation peut avoir sur la sensibilité des participants aux comportements coopératifs dans la gestion du stress hydrique ou de prévention des risques d’inondation. Le premier objectif était de concevoir le protocole expérimental générique en collaboration avec les partenaires de terrain et les différents partenaires du projet. La difficulté étant que le protocole fait intervenir plusieurs disciplines scientifiques (économie expérimentale, psychologie sociale, hydrologie) et des méthodes avancées (modélisation à base d’agents, tests psychologiques) qui doivent être comprises par l’ensemble desmembres du projet pour que l’on puisse avancer. Le protocole devant être testé au laboratoire d’économie expérimentale de Montpellier puis mis en œuvre sur le terrain. Le second objectif était de réaliser un modèle hydrologique calibré sur l’Aude et d’adapter l’expérience à ce modèle.

Crédits alloués : 35’000 euros

Actions principales engagées :

  • Le protocole expérimental interdisciplinaire correspondant au premier objectif a été conçu en discussion avec les acteurs de l’eau de l’Aude et est actuellement en phase de test. Il allie économie expérimentale et psychologie expérimentale pour poser une nouvelle question de recherche interdisciplinaire qui s’avère être également une question d’intérêt des responsables de la gestion de l’eau sur l’Aude. Il pose plus précisément la question suivante: «Mesurer l’interaction entre changements d’attitudes et stratégies économiques dans un dilemme de gestion des ressources renouvelables : application à l’effet de la mise en place d’un système de compensation en eau surles comportements et les opinions de partages de l’eau dans l’Aude».
  • Un sujet de thèse sur le deuxième objectif d’application du protocole à un modèle hydrologique calibré a été rédigé en partenariat avec le bureau d’étude WSP et est en cours de discussion pour un financement de type Cifre.

Interactions avec le monde socio-économique :

Le protocole expérimental a été présenté puis discuté avec le SMMAR (Syndicat Mixte des Milieux Aquatiques et des Rivières de l’Aude) au cours de deux visites à Narbonne oùnous avons échangé avec la directrice technique Hélène Mathieu-Subias et le responsable du PGRE (Plan de Gestion de la Ressource en Eau) de l’Aude, Mr Philippe Cluzel. Il a également été présenté à la Chambre d’Agriculture de l’Aude, à Mr Daniel Casteignau qui travaille sur la mise en place de l’OUGC (Organisme Unique de Gestion Collective de l’eau) de l’Aude au cours d’une réunion téléphonique. Les deux se sont montrés intéressés par l’expérience et ses résultats. Mr Daniel Casteignau a précisé que l’expérience peut être utilisée comme «outil d’animation» et peut constituer un «bon vecteur pour créer du lien».Les interactions les plus fortes sur ce sujet auront lieu lors des phases d’expérimentation de terrain (il s’agit de recueil d’information mais aussi d’outils d’animation puisque les personnes susceptibles de participer aux expériences feront potentiellement partie des commissions eau élargies aux structures locales) et lors de la restitution des résultats d’expérience (de laboratoire et de terrain) sur le terrain au cours de laquelle une nouvelle arène de discussion sera formée par la mise en discussion des résultats de notre expérience.Un sujet de thèse a été rédigé en collaboration avec CécileLlovelldu bureau d’étude WSP que nous avons invitée à Montpellier et qui a participé ensuite à la rédaction du sujet par échange de mails. Si le projet de thèse Cifre abouti, il assurera une continuité pour le projet.

Calendrier des actions à venir :

  • Mai et Juin 2019 : Test du protocole et planification des expériences.
  • Septembre –Octobre 2019 : Réalisation des expériences en laboratoire.
  • Octobre –Novembre 2019 : Réalisation des expériences de terrain.
  • Septembre –Décembre 2019 : Analyse, rédaction et présentation des résultats.

Résultats escomptées :

  • Fin Juin 2019 : Rendu du protocole interdisciplinaire finalisé et testé en communauté de pratique et en laboratoire.
  • Fin Octobre 2019: Rendu des données brutes de l’expérience en laboratoire.
  • Fin Novembre 2019 : Rendu des données brutes des expériences qui auront pu avoir lieu sur le terrain.
  • Courant Décembre 2019 : Présentation des résultats aux acteurs de l’Aude (Chambre d’Agriculture et SMMAR) et soumission d’un article scientifique présentant les résultats d’expériences (Si prolongation du CDD possible).

Présentation des personnes recrutées sur le projet et de leur projet de recherche :

Nous avons recruté Emmanuel Dubois pendant 7 mois en tant qu’ingénieur de recherche. Emmanuel Dubois a soutenu sa thèse (INRA/IRSTEA) en 2015 intitulée “Exploration d’effets de paramétrage dans un modèle de jeu de rôles à travers une démarche de simulation. Impact des choix de conception et de mise en œuvre sur les changements d’attitudes”. Il a suivi une formation en psychologie, sociologie et sciences cognitives. Dans lecadre du projet InterExpe, Emmanuel Dubois est chargé de concevoir un protocole expérimental basé sur l’économie comportementale et la psychologie sociale, pour étudier l’impact de solutions de gestion dans le cadre du partage de l’eau d’irrigation en période d’étiage. La situation problématique est représentée sous forme d’expérience économique de type dilemme social. Le protocole vise à comprendre les liens entre stratégies économiques (e.g. coopération conditionnelle, altruisme…) et changements d’attitudes (i.e. jugements) des participants envers le partage de l’eau et l’optimisation des revenus.

Le projet en bref, objectifs, porteurs

Le projet SO-II vise à mettre en œuvre un système d’observation pluri-disciplinaire des impacts des inondations sur un territoire méditerranéen local (comprenant le bassin-versant du Lez, le Bassin de l’Or ainsi que leurs bandes littorales).Ses objectifs sont de rassembler les compétences de la communauté montpelliéraine de chercheurs sur la thématique afin d’observer les impacts de façon détaillée, exhaustive et régulière (causés par des phénomènes de toutes intensités et liés à tous types d’inondations: débordement de cours d’eau, ruissellements et intrusions marines).En outre, dans le cadre de ce projet, un séminaire international sur les impacts des inondations sera organisé du 5 au 7 novembre 2019 à Montpellier. Il réunira des chercheurs de plusieurs pays pour échanger sur cette thématique (à propos des données, des méthodes d’observations respectives, …) et afin de d’établir ou de renforcer leurs collaborations.Le projet SO-II est porté par Frédéric Grelot, chercheur à l‘IRSTEA et rassemble actuellement 16 chercheurs avec des profils variés (économistes, sociologues, urbanistes, géographes, épidémiologistes, hydrologues…).

Actions principales engagées

  • Entretiens avec chacun des chercheurs actuellement impliqués dans le projet pour mieux connaître leurs compétences, leurs visions et attentes vis à vis du système d’observation. Une synthèse de l’ensemble de ces entretiens a ensuite été produite fin avril.
  • Implication de nouveaux chercheurs au projet et travaillant sur la thématique. Cette action se fait au fil de l’eau en fonction des conseils et des rencontres.
  • Mise en place d’une liste de diffusion, d’un espace partagé stratus avec le collectif de chercheurs.
  • Articulation avec les formations universitaires montpelliéraines en lienavec les inondations afin de tester différentes approches d’observation. Plusieurs rencontres avec des responsables de master ont déjà eu lieu (différents parcours du Master Eau, mastère SILAT). Cette action va se poursuivre avec les autres formations jusqu’à la fin de cette année scolaire 2018/2019.
  • Réunion collective des chercheurs du projet le 25 avril. Elle a permis de compléter le panorama des impacts à étudier, des données à créer et leur stockage, des méthodes d’observations, des liens avec les formations, des partenaires à mobiliser ainsi que confirmer le rétroplanning du projet pour cette année.

Calendrier des actions à venir

  • Articulation avec l’OSU OREME. Il semble que la meilleure piste pour pérenniser l’observatoire soit au sein de l’OSU OREME. Premières discussions prévues mi-mai.
  • Rencontrer des partenaires opérationnels et financiers (DREAL, Collectivités territoriales, Agence de l’Eau, Syndicats notamment) potentiels afin de leur présenter le projet et voir les possibilités de collaboration. Ces réunions sont prévues à partir du mois de mai et ce, jusqu’à la fin de l’année 2019.
  • Création d’une brochure et un site internet pour le projet afin de mieux faire connaître.
  • Organisation du séminaire international: une date a été définie (du 5 au 7 novembre) et plusieurs chercheurs internationaux ont été identifiés et invités.
  • Mise au point d’une grille d’observation d’événements pour la rentrée 2019-2020.
  • Recueil et stockage de données nécessaires aux observations, et des premières observations réalisées.

Résultats escomptés

  • Un collectif de chercheurs est constitué autour de la thématique de SO-II, permettant d’aborder de façon diversifiée et complémentaire les différents types d’impacts, provoqués par tous les phénomènes d’inondation.
  • Des grilles d’observation de ces impacts sont réalisés, prêtes à l’emploi, adaptables au délai survenu entre l’événement et la période d’observation.
  • Plusieurs modules de formation intègrent des actions du système d’observation dès la rentrée scolaire 2019/2020. Des méthodes d’observation sont testées dans ce cadre et des données existantes sont rassemblées.
  • Des partenariats scientifiques et financiers sont créés avec plusieurs acteurs nationaux, régionaux et locaux du territoire;
  • La brochure et le site internet ont une bonne diffusion parmi les formations étudiants et enseignants et les partenaires du projet;
  • Le séminaire international se déroule avec des échanges scientifiques riches et dans de bonnes conditions logistiques.

Interactions avec le monde socio-économique

Dans le cadre de ce projet, nous avons prévu de développer des partenariats avec plusieurs acteurs opérationnels et socio-économiques du territoire. Les types d’échanges et de collaboration seront élaborés à partir des rencontres avec les partenaires potentiels du projet.

Présentation des personnes recrutées

Pour ce projet, Pierre Balzergue a été recruté en CDD afin de coordonner la mise en place du système d’observation avec les chercheurs et partenaires du projet SO-II. Il participe également à l’organisation du séminaire international.

Budget

Les crédits alloués à ce projet sur l’année 2019 sont de 38000€. Sur ce montant, les dépenses engagées sont les suivantes:

29200€ pour le CDD de Pierre Balzergue

993,20€ pour le poste de travail de Pierre Balzergue

Liste des collaborateurs

-UMR HSM : Fabien Aujoulat (UM), Corinne Casiot (CNRS), Chrystelle Bancon-Montigny (UM), Christelle Batiot-Guilhe (UM), Serge Chiron (IRD), Frédérique Courant (UM), Sophie Delpoux (CNRS), Aurélie Escande (UM), Hélène Fenet (UM), Rémi Freydier (CNRS), Elena Gomez (UM), Marina Héry (UM), Hervé Jourde (UM), Estelle Jumas-Bilak (UM), Véronique Léonardi (UM), Patricia Licznar-Fajardo (UM), Pierre Marchand (IRD), Agnès Masnou (UM), Patrick Monfort (CNRS), Véronique de Montety (UM), Aurore Remes-Busiau (CNRS), Christian Salles (UM), Jean-Luc Seidel (CNRS), Mylène Toubiana (CNRS), Marie-George Tournoud (UM).-UMR CEE-M: Emmanuelle Lavaine (UM), Hélène Rey-Valette (UM) -UMR TETIS: Flavie Cernesson (AgroParisTech) -UMR G-EAU Christelle Gramaglia (IRSTEA).

Crédits alloués: 38 k€

Rappel du contexte général du projet

Le bassin du Lez est un exemple typique de petit bassin méditerranéen côtier soumis dans sa frange littorale à des pressions anthropiques croissantes et une dynamique urbaine du fait de l’attraction socio-économique et touristique et des mutationsdes activités humaines. Sur ce territoire, la qualité des eaux de surface et souterraines est plus ou moins dégradée en fonction de la nature et de la charge des contaminants chimiques et microbiens provenant des activités anthropogéniques et véhiculés par des conditions hydrologiques contrastées. Dans ce contexte, il est indispensable d’identifier l’origine des contaminants et de caractériser leur variabilité et d’évaluer leur flux afin que des mesures de surveillance et de remédiation soient proposées pour permettre une bonne gestion de la qualité des eaux potables, de soins, urbaines et littorales. Parmi les contaminants émergents, les bactéries antibiorésistantes et les gènes d’antibiorésistance (ATBR) sont une menace majeure pour la santé humaine.

Objectif scientifique à 2 ans

Caractérisation des processus du transport de contaminants et des marqueurs d’ATBR sous conditions hydrologiques contrastées dans le bassin versant du Lez –Evaluation des risques sanitaires associés.

Recrutement de stagiaires dédiés au projet :

  • Sandrine Negro: Fev2019 -Juin 2019 stage de Master 2 Eau, parcours Eau-Contaminats-Santé.
  • Benjamin Micoud:Fev2019 -Juin 2019 Master 2 Master Sciences de la Terre et des Planètes, Environnement. Parcours HydroRessources Université Grenoble Alpes.
  • Julie Bouillin: Fev2019 -Juin 2019 stage deMaster 1 Biologie Agrosciences, parcours Interaction Microorganismes/Hôte Environnements (IMHE).

Etat des dépenses :

  • Environ 18k€ ont été dépensés à ce jour: rétribution des stagiaires, séquençage total des communautés, PCR quantitatives, analyses de microbiologie,analyses de chimieinorganique et organique, consommable.
  • Le reste du budget va être consommé avant la fin de l’année 2019 à la fois pour les travaux du 2eme semestre 2019 et en commandesprévisionnelles pour les travaux prévus en 2020.

Avancées à l’étape Mai 2019 :

  • Stratégie spatio-temporelle d’échantillonnage ciblant les différents types de contaminants, et les différentes sources d’ATBR dans la colonne d’eau et dans les sédiments.

Pour ces premiers mois d’étude, l’échantillonnage a été focalisésur la zone péri-hospitalière le long du Font-d’Aurelle (eaux urbaines et eaux de ruissellement hospitalier) (stage M2 Sandrine Negro). Sur ces échantillons, nous avons caractérisé les communautés bactériennes cultivables totales, étudié les isolats bactériens résistants à des antibiotiques et quantifié les gènes liés à la résistance dans des eaux de ruissellement urbain. En parallèle, les flux de contaminants sont suivis par les dosagesdesindicateurs de contamination fécale, des éléments traces métalliques, du gadolinium, des organo-étainset du profilage des contaminants organiques.Les analyses de microbiologie sont faites et les analyses de chimie sont en cours(HSM-CONTEM,KARST,PHySE,POMES, PUrH).

L’étude duniveau et de la distribution des contaminants sur le réseau hydrographique du Lez à partir des données collectées lors de projets antérieurs et des observations du réseaude contrôle et de surveillance ainsi que le rôle des aménagements urbains et des dispositifs de gestion des eaux pluviales est en cours. Ce sujet correspond au travail de Benjamin Micoud financépar ce projet. Plus largement à la thèse de Marlène Rio.(HSM-PUrH)considére les flux de contaminants et évalue leur devenir à partir de modélisations conduites à partir de scénarios d’aménagement du territoire élaborés sur la base d’entretiens avec les acteurs institutionnels et associatifs du bassin versant du Lez.

  • Suivi des communautés bactériennes en termes de diversité taxonomique et d’ATBR par des méthodes culturales et résistomiques qui permettront d’établir les répertoires de bactéries résistantes et de gènes de résistance.

Cette approche est développéesur des échantillons (communautés bactériennes, isolats bactériens et ADN) obtenus lors de campagnes réalisées avant le début du projet, en particulier dans la zone karstique(HSM-KARST). Sur ces échantillons, la recherche et quantification de gènes marqueurs de résistance d’intérêt clinique ont été réaliséespar PCR quantitative (qPCR)(Julie Bouillin).(HSM-PHySE).Une approche de métagénomique par séquençage de nouvelle génération a été réalisée. Les séquences sont à disposition et l’analyse est en cours. (HSM-POMES)

  • Approche territoriale :

Un outil de monitoring citoyen pouraméliorer le diagnostic des berges des rivières urbainesbasé sur les technologies de la smartwater est en cours de mise au point.(TETIS; HSM-PUrH).

  • Interactions avec le monde socio-économique:Formalisation de la collaboration avec les services techniques, le département d’hygiène hospitalière et la mission développement durable du CHU de Montpellier.(HSM-PHySE).

Organisation d’un focus groupe avec les acteurs institutionnels et associatifs du territoire du bassin versant du Lez « Développement urbains et contaminations des eaux de surface ». (G-EAU; HSM-PUrH)

Communication et production scientifiques :

La mise en place du projet a été l’occasion de renforcer notre positionnement et notre visibilité internationale sur l’antibiorésistance dans les eaux urbaines et d’une communication dans un congrès international:

  • oAlmakki A, Jumas-Bilak E, Marchandin H, Licznar-Fajardo P. Antibioticresistance in urban runoff. Sci Total Environ. 2019 Jun 1;667:64-76. doi: 10.1016/j.scitotenv.2019.02.183. Epub 2019 Feb 13.o
  • Licznar-Fajardo P, Aujoulat F, Almakki A, Masnou A, Negro S, Jumas-Bilak E. Antimicrobial resistance in urban water. O07-B. Third International Caparicain Antibiotic Resistance, 10-13 June 2019, Caparica, Portugal.

Actions à venir

  • Un échantillonnage sur les réseaux des 16 points d’observation du Lezpour des conditions hydrologiques ‘hautes’ eaux (événements pluvieux d’automne).
  • Un suivi complet (hydrologie, physico-chimie, microbiologie, antibiorésistance, sédiments de crue au niveau du Verdanson aval).

Résultats envisagés :

  • Publications et communications sur les analyses en zone karstique à partir d’un projet transdisciplinaire complet montrant la faisabilité de l’approche hydrologie-communautés microbiennes-santé avec une approche métagénomique ambitieuse réalisée grâce au projet.
  • Preuves de concept sur l’impact des ruissellementsurbains/hospitalierssurl’antibiorésistance: les publications et communications de 2019 et à venir ont pour but d’augmenter notre visibilité sur cette thématique émergente tout en démontrant les atouts de notre site atelier pour répondre à ces questions.
  • Influence des crues éclairs sur les flux de contaminants chimiqueset biologiques, et sur les principaux marqueurs d’antibiorésistance.Produire à termes une modélisation.

Objectifs et contenu du projet :

L’évapotranspiration (ET) est un flux hydrologique majeur, représentant plus de 3/4 des pluies dans les régions méditerranéennes. L’ET est aussi un terme important du bilan d’énergie des surfaces terrestres et est fortement couplée avec la production végétale, naturelle ou cultivée. La compréhension et l’évaluation de l’ET sont donc des enjeux majeurs pour la gestion de l’eau et de la production végétale, particulièrement dans les régions méditerranéennes, soumises à de longues périodes de sécheresse estivales. De plus, les conséquences attendues du changement climatique vont accentuer ces contraintes hydriques. Dans ce contexte général, quatre laboratoires de l’i-Site MUSE de Montpellier (UMRs CEFE, Géosciences, HSM et LISAH) ont proposé à la KIM WATERS de cartographier l’ET sur la région du bassin versant de l’Hérault à partir d’images satellite. Ces cartographies de l’ET seront validées par comparaison avec des mesures d’ET (tours de flux) réalisées sur des sites représentatifs de la variabilité des paysages méditerranéens : vignobles, forêt de chênes verts et pelouses naturelles en milieu karstique.

L’objectif à court terme du projet comprend la génération de cartographies de l’ET à partir d’images satellitaires, et leur évaluation en s’appuyant sur des dispositifs de mesure locaux de l’ET: trois existants dans le bassin de l’Hérault ou à proximité immédiate de celui-ci, et un futur site dans l’Est de l’Hérault. Ces tours de flux permettent une évaluation quasi-continue des échanges de vapeur d’eau et de dioxyde de carbone entre la surface et l’atmosphère, sur des agroécosystèmes variés, représentatifs d’une part significative de la variabilité des paysages méditerranéens: plaine viticole languedocienne (site de Roujan), forêt de chênes verts (site de Puéchabon), pelouse naturelle en milieu karstique (site Larzac) et zones de garrigue en milieu karstique (futur site MEDYCYSS).

Porteur et participants au projet :

Laurent Prévot, CR INRA, UMR LISAH (porteur)
Bernard Cappelaere, IR IRD, UMR HSM
Cédric Champollion, MCF UM, UMR GM
Jérôme Demarty, CR IRD, UMR HSM
Frédéric Jacob, DR IRD, UMR LISAH
Jean-Marc Limousin, CR CNRS, UMR CEFE
Jean-Marc Ourcival, IR CNRS, UMR CEFE

Montant des crédits alloués : 30 000 €

Actions engagées et à venir :

Le projet initial prévoyait le recrutement de quatre stagiaires de niveau M2, dans chacun des laboratoires participants. Face à difficulté de trouver la même année quatre stagiaires sur cette thématique, et surtout pour optimiser la production des cartographies de l’ET, commune aux différents sites, il a été décidé de recruter un CDD de niveau IE. Il sera basé à l’UMR LISAH et co-encadré par les 4 équipes proposantes. La fiche de profil de poste a été établie en relation avec l’équipe de la KIM-Waters et le recrutement doit être effectif début juin 2019. La personne recrutée aura pour mission de la production et la validation de cartes d’ETR sur le bassin versant de l’Hérault, selon les étapes suivantes:

  • Analyse et comparaison de l’ensemble des méthodes existantes de cartographie de l’ET à partir d’images satellite (« produits » ET);
  • Analyse et consolidation des mesures locales d’ET fournies par les tours de flux sur la région;
  • Validation des cartographies de l’ET (étape 1) par comparaison avec des mesures locales;
  • Analyse de l’effet des résolutions spatiales et temporelles sur les estimations de l’ET.

Parallèlement, contact a été pris avec A. Olioso (UMR EMMAH, Avignon) concernant l’utilisation de la plateforme EVASPA d’évaluation spatialisée de l’ET à partir d’images satellitaires dans le cadre du présent projet.Concernant les sites expérimentaux du présent projet, plusieurs actions ont été entreprises: identification d’un site pour l’installation de la tour de flux du site MEDYCYSS (matériel issu de l’Equipex CRITEX)et mise à niveau de la tour de flux de Roujan(nouvel anémomètre sonique et ajout d’un capteur de CO2, acquis dans le cadre de l’Equipex CRITEX). Quelques équipements supplémentaires devraient être prochainement acquis pour compléter les «tours de flux» Larzac et Roujan.Enfin, dans le cadre du projet CNES-TOSCA AERO_IRT Validation des observations IRT de l’UMS SAFIRE sur le Sud de la France, coordonnée par J.P. Lagouarde (UMR ISPA, Bordeaux) et J.L. Roujean (UMR CESBIO, Toulouse), les sites expérimentaux du projet seront survolés au cours de l’été 2019 par un avion de l’UMS SAFIRE équipé de caméras IR thermique à haute résolution spatiale (pixels de 2 à 3 m). Ces images nous seront utiles pour améliorer la compréhension du signal IR thermique sur les couverts végétaux étudiés, car ceux-ci présentent souvent une forte variabilité spatiale (pixels satellitaires mixtes) et des effets directionnels importants (par ex. vignes cultivées en rangs).

Résultats escomptés :

Les résultats escomptés correspondent aux missions définies pour le CDD Ingénieur:

  • Analyse et comparaison des «produits» satellitaires ET existants, sur la vallée de l’Hérault;
  • Collecte des séries d’images satellites nécessaires à la production de cartographies de l’ET par des méthodes récentes (modèle S-SEBI, plateforme EVASPA);
  • Comparaison des estimations spatialisées de l’ET avec les estimations locales fournies par les tours de flux de la région.

Présentation des personnes recrutées :

Recrutement d’un CDD de niveau IE en cours (voir plus haut).

Descriptif du projet

Le projet consiste à aborder les petits fleuves et le système lagunaire au travers des interactions homme/milieu par des questionnements interdisciplinaires autour de l’intermittence des cours d’eau en tant que dynamique d’un système global spatialement et temporellement situé. En zone Méditerranéenne, les préoccupations ont pendant longtemps été centrées sur la phase de crues éclair suite à des épisodes orageux (inondation, qualité de l’eau). L’autre phase du cycle hydrologique (assèchement saisonnier), bien que peu considérée, soulève d’autres interrogations notamment dans un cadre interdisciplinaire. Par exemple, comment retracer l’évolution historique des assèchements et les interactions avec les activités humaines? Il s’agit donc d’interroger, dans un contexte donné (site d’étude), l’évolution longitudinale (sur les temps longs) de la dynamique hydrologique et des stratégies d’adaptation. Ces réflexions, à portée prospective, viendront naturellement nourrir les discussions sur les changements globaux et en particulier le phénomène d’aridification de la zone Méditerranéenne (baisse de la disponibilité en eau dans un contexte de croissance des demandes).Le site atelier est composé d’un espace hydrographique typique des petits bassins versants Méditerranéens et concentrant des enjeux socio-économiques forts (étang de Thau), qui viendrait prendre appui sur des espaces géographiquement proches permettant d’approfondir certains questionnements.

Actions engagées

1) Mise en place d’un espace d’échanges entre chercheurs de la communauté Montpelliéraine, lieu de réflexion et d’émergence d’actions pluri-acteurs.

L’objectif premier est la préfiguration d’un projet centré 1) sur l’objet «intermittence» et 2) sur le site «Thau». En second lieu cet espace d’échange peut aider à faire se rencontrer des chercheurs de sensibilités différentes et leur offrir un lieu d’interaction de leurs questionnements spécifiques.

2) Recrutement d’un CDD (sur crédits alloués de 35 keuros) pour la période février -décembre 2019(K. Daudin), chargé d’apporter un support aux porteurs du projet pour la structurationdes travaux sur le site et l’objet d’études (Thau et Intermittence respectivement).

Il s’agit d’une part d’assister les porteurs aux actions d’organisation des échanges (actions de planification, reporting, …), et d’autre part de réaliser des états de l’art (spatialisé et thématique) sur lesquels les échanges pourront s’appuyer.

Le travail du chargé d’études est donc centré sur deux actions principales:

1/ méta-analyse des travaux scientifiques ayant eu lieu sur le bassin versant de Thau, structurée sousforme de frise chrono-systémique pour visualiser les interactions avec l’évolution du territoire et questionner les impacts sur les actions de gestion

2/ Etat de l’art centré autour de l’intermittence des cours d’eau Méditerranéens dans un cadre d’aridification (glossaire, indicateurs, pratiques). Ces actions sont nourries d’échanges avec les différents chercheurs impliqués sur le site d’étude et/ou l’objet intermittence des cours d’eau.L’ensemble des actions réalisées sont répertoriées et mises à disposition dans un espace de partage en ligne dédié au recensement et à l’organisation des travaux et systèmes d’informations disponibles.

Actions à venir

Les échanges avec les équipes «Zone Atelier» (KIM WATERS) et les réunions du groupe de recherche rythmeront le calendrier 2019. Cela consistera d’une part à fournir des supports en vue des différentes rencontres de l’équipe projet (notamment fournir une note de synthèse sur l’objet intermittence dans le cadre des différentes unités paysagères de la ZA, envue de la rencontre avec l’INEE), ou encore à contribuer aux échanges du groupe thématique «Aridification». D’autre part il s’agit de poursuivre la construction d’un cadre d’échange à partir de dispositifs de travail en collectif(réunion du groupe de recherche prévue le 15 mai, échanges avec les acteurs scientifiques sur les travaux réalisés/en cours/envisagés sur le site d’étude et à propos de l’objet d’étude).

Résultats envisagés

1) Structuration des travaux et données disponibles sur le bassin de Thau et valorisation sous forme d’une publication présentant la démarche de compilation sous deux questionnements: 1/ mise en mouvement du territoire par les recherches 2/ continuum dans les actions de gestion.

2) Valorisation de la synthèse bibliographique sur l’intermittence des cours d’eau Méditerranéens.

3) Elaboration d’un groupe de travail restreint autour d’un projet interdisciplinaire et pistes pour la pérennisation de l’action.

Interactions créées avec le monde socio-économique

Hormis les objectifs scientifiques, il est important de s’inscrire dans les préoccupations des gestionnaires concernant les cours d’eau intermittents (état de référence, fonctions environnementales). Afin d’intégrer ces questionnements de terrain dans l’action de préfigurationde projet de recherche, des échanges ont été initiés avec le Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT). De plus, en tant que structure d’ingénierie porteuse, ces échanges permettront de profiter d’un soutien technique en matière de collecte d’informations.Présentation du chargé d’étudesKevin Daudin, ingénieur génie des procédés et docteur en sciences de l’ingénieur (Université de Technologie de Compiègne), est en phase de réorientation dans les sciences de l’environnement. Il a suivi le Mastère Spécialisé Gestion de l’eau AgroParisTech (promotion 2017-2018), au cours duquel il a effectué une mission professionnelle de déploiement d’un projet de recherche (ANCRES) dans le cadre d’actions de gestion (assainissement non collectif, agglomération de Montpellier).

Dans unpositionnement à l’interface entre chercheurs de différentes sensibilités, sa mission est de faciliter les passerelles entre disciplines scientifiques (rencontres avec chaque acteur identifié, mises en relation avec d’autres acteurs, propositions d’interactions, …