Bio

Marcelo Lorenzo est chercheur principal à l’Institut René Rachou de la Fondation Oswaldo Cruz (IRR-OCF) depuis 2006. Il a été professeur invité à l’Université de Tours en mai 2016 et y a passé une année sabbatique financée par la Fondation Le Studium de mai 2018 à mai 2019.

Le Dr Lorenzo est expert en physiologie des insectes (avec un accent sur la physiologie comportementale), et plus particulièrement sur les aspects suivants : comportement, phéromones, kairomones, électrophysiologie, génomique fonctionnelle des processus sensoriels, triatomes, culicidés, développement d’appâts et de pièges pour la lutte antivectorielle. Il est l’auteur de plus de 70 articles publiés sur divers sujets liés à la neuroéthologie des insectes.

Son groupe de recherche étudie l’écologie sensorielle des vecteurs de maladies en utilisant une approche multidisciplinaire. Leurs recherches tirent parti de techniques allant de la neurobiologie à la chimie analytique, en passant par la biologie moléculaire, les omiques et le comportement.

Le Dr Lorenzo a collaboré en tant qu’expert avec diverses institutions nationales et internationales. Il est également membre du comité de rédaction de cinq revues internationales, président actuel de l’Association latino-américaine d’écologie chimique et conseiller de la Société internationale d’écologie chimique.

Projet

Sur la piste d’un outil de lutte durable contre la maladie de Chagas

La maladie de Chagas, qui est transmise par des insectes triatomes, affecte dramatiquement les populations latino-américaines vouées à l’agriculture de subsistance (75 millions de personnes à risque). Pour aggraver les choses, ces insectes sont devenus résistants aux insecticides : il est donc indispensable de trouver un moyen durable de contrôler leurs populations.

Nous avons prouvé que les phéromones attractives des insectes femelles sont efficaces pour manipuler le comportement des insectes mâles. Je propose alors de développer un système d’attraction et de destruction (« attract-and-kill system ») dans le cadre d’une approche EcoSanté, c’est-à-dire en considérant les facteurs socio-économiques, culturels et environnementaux qui peuvent être pertinents pour la mise en œuvre d’une nouvelle méthode de contrôle.

Pendant mon séjour à MAK’IT, je collaborerai avec des experts dans les domaines de la lutte contre les insectes, de la chimie analytique, de l’écologie chimique, du développement durable, des sciences citoyennes et des politiques de santé publique, entre autres. Cela devrait contribuer au développement d’outils de contrôle durables, favorisant la santé et la productivité des communautés agricoles pauvres, tout en diminuant les impacts négatifs des programmes de lutte, comme ceux imputés aux insecticides, sur l’environnement et la santé humaine.