BIO

Le Dr Ghneim-Herrera a plus de dix ans d’expérience dans l’étude de la réponse des espèces cultivées au stress abiotique, en particulier la sécheresse et la toxicité des métaux lourds.

Elle a obtenu un doctorat en biologie à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni) après avoir terminé ses études de premier cycle à l’Universidad Central de Venezuela (Caracas, Venezuela).

Le Dr Ghneim-Herrera est actuellement maître de conférence à la Faculté des sciences naturelles de l’Université ICESI (Cali, Colombie) où elle dirige des recherches axées sur l’amélioration de la réponse du riz au stress environnemental en utilisant la génomique et d’autres outils « omiques » pour soutenir les transitions agroalimentaires.

En tant que chercheuse, elle a participé aux initiatives nationales colombiennes visant à renforcer la sécurité alimentaire et les transitions agricoles par l’amélioration génétique et s’est toujours intéressée à la perception de la société sur les nouvelles biotechnologies comme un élément clé à l’appropriation sociale de la science et de la technologie.

PROJET:

Vers une stratégie intégrative pour lutter contre les formulations erronées, la désinformation et les fake news concernant l’innovation génétique dans les systèmes agroalimentaires : une feuille de route pour la Colombie

De nombreuses personnes dans le monde souffrent de la faim et cette situation va s’aggraver avec le changement climatique et la dégradation des sols. L’un des moyens permettant d’atténuer cette augmentation est l’amélioration de la production alimentaire et le développement de systèmes agricoles plus durables.

Les progrès extraordinaires des technologies génétiques offrent des possibilités sans précédent pour les transitions agroalimentaires. Il existe de nouvelles techniques scientifiques, appelées nouvelles technologies de sélection des plantes (NPBTs pour ‘New Plant Breeding Techniques’ en anglais) et nouvelles techniques d’édition génétique (NGTs pour ‘New Gene *editing Techniques’ en anglais), permettant de développer de nouvelles variétés de cultures avec des rendements plus élevés et plus stables, ce qui contribuerait alors à réduire les problèmes de production et d’approvisionnement alimentaire.

Cependant, la perception du potentiel et des avantages associés à l’innovation génétique est éclipsée à la fois par une information biaisée et par l’incapacité à faire comprendre son impact aux agriculteurs et à la société. Dans ce contexte, ces techniques sont rejetées par certains qui craignent qu’elles n’affectent la santé humaine, l’environnement ou qu’elles nuisent particulièrement à l’économie et à l’agriculture des pays pauvres.

Mon projet vise à comprendre si ces craintes sont fondées sur des preuves scientifiques ou si, au contraire, elles répondent à la diffusion de fake news et d’informations erronées. Je cherche également à définir la contribution et la responsabilité des scientifiques et des journalistes scientifiques dans la désinformation, la diffusion de fake news et la faible acceptation sociale due à une communication inefficace. A travers mes recherches, je désire donc identifier les principaux aspects des préoccupations et des craintes associées aux technologies NBT et NGT, et aider les scientifiques à aborder ces questions en apportant des informations solides et précises au public et aux décideurs.

Par ailleurs, j’ajoute un regard détaillé sur la Colombie, où la perception publique des innovations génétiques est également affectée par les craintes liées à l’accès aux technologies, à la dépendance technologique, aux marchés mondiaux inéquitables, aux expériences passées avec les organismes génétiquement modifiés et à la protection des ressources génétiques endémiques. Actuellement, le pays investit effectivement dans de nouvelles plates-formes pour l’amélioration des cultures basées sur ces nouvelles technologies.